Partagez | 
 

 Une journée comme les autres ou presque [libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité


Invité


MessageSujet: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Dim 23 Sep - 19:29

Cette journée été presque parfaite : il faisait beau, il n’y avait pas un nuage à l’horizon ce qui était les conditions idéale d’été. Selena en avait profité pour sortir une robe blanche légère à manche longue et des petites chaussures fermées blanches. Elle n’était pas la seule : tous ceux qui parcouraient le marché étaient en tenue légère. Le problème de cette journée était l’humidité et si cela n’aurait d’habitude pas dérangé Selena, là, c’était un peu le cas. En effet, aujourd’hui elle vendrait les journaux et ils avaient tendance à lui coller aux avants bras et l’encre déteignait légèrement. On n’y pense pas forcément mais vendre des journaux vous donne non seulement l’odeur du vieux papier mais aussi les mains noires d’un charbonnier.

« J’espère que les journaux vont tenir la journée… »


Murmura la demoiselle à la longue chevelure ébène en regardant son gagne-pain. Elle se dit qu’elle n’aurait peut-être pas du lever le bas de ses manches mais avec cette chaleur il était difficile de porter une robe à manche longue. Elle le devait pour camoufler au maximum ses brûlures mais c’était compliqué. De toute façon elle avait les journaux sur le bras le plus marqué, l’autre n’avait que des brûlures superficielles par endroit. Elle essayait de ne pas se focaliser sur ses brûlures ou ses journaux. Le mieux était d’oublier tout cela et de faire comme si de rien n’était. Si les gens lui faisaient des remarques sur sa peau elle les ignorerait et, concernant les journaux, elle se disait que seul le dernier serait peut-être abîmé. Ce n’était pas si grave…

Elle venait d’atteindre le cœur du marché, il était neuf heure : l’heure du début de sa journée. Elle vendrait vite ses journaux ici, il y avait du monde. Il n’y avait plus qu’à marcher et dire à voix portante en gardant le sourire :


« Demandez le journal du jour !! Demandez !!! »


La demoiselle savait qu’elle verrait certains habitués avec qui elle pourrait bavarder et d’autres qui la dénigrerait mais en général elle trouvait que son métier était assez agréable.


Dernière édition par Selena Ewing le Mer 24 Oct - 20:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Dim 23 Sep - 20:34


*Encore une journée de plus* Alexander avait toujours la même pensée en se réveillant le matin. Une pensée loin d’être joyeuse, mais pas non plus défaitiste. Expliquons bien la situation, chaque jour, son boulot un peu spécial mit de coté, le blond passait son temps à chercher une boulangerie, une qui serait capable de lui vendre des croissants. Car oui ! Le français commençait vraiment en avoir marre de boire son café, ou son chocolat chaud selon son envie, le matin et d’être incapable de l’accompagner du symbole de son pays d’origine, le fameux, croustillants, et doré à point, croissant.

Il avait déjà parcourus tout fixon city, sans franc succès, car il n’était déjà pas courant de croiser ce genre de petites boutiques dans ce quartier mal famée, et l’idée d’aller chercher à flooded district était ridicule, dans leur situation il était impensable d’y trouver une bonne boulangerie. Mais il repensa à garden town et sa place du marché, la dernière fois qu’il y est allé pour des affaires mafieuses, il avait eu un aperçus d’une enseigne de boulangerie, ne l’ayant pas encore visité il n’avait rien à perdre. Sa destination était donc choisit, la place du marché de garden town !
Il avala rapidement un bol du café qu’il avait fait couler la vieille, se jeta dans son bain pour se savonner vigoureusement le corps, et après s’être séché à l’aide d’une serviette installée sur le sèche serviettes, enfila son pantalon, sa chemise blanche, sa veste accorder aux chaussures, ses vêtements classique en somme, et partit de son appartement.

Il avait rapidement rejoins la place du marché après avoir traversé les sombres rues de fixon city et une partie de garden town. Se postant au milieu de la place, il remarqua aisément la raison de sa présence ici, la boulangerie, et se précipita dedans, tant l’espoir d’avoir enfin ses croissants le faisait frémir d’impatience. Il avait eu un grand espoir en entrant et en contemplant les étales regorgeant des pâtisseries et autres viennoiseries, mais reçut une douche froide lorsque, arrivant sur le comptoir pour réclamer des croissants, le boulanger lui dit qu’il n’en faisait pas et n’en ferait jamais. C’était presque insultant pour Alexander, mais rattrapé par le fait qu’il n’avait pas pensé à avaler autres choses que sont café le matin, se décida à prendre quelques choses.


- Vous faites des petits pâtés au moins ?

Le boulanger lui fit un grand sourire, qui signifiait clairement qu’il comptait envoyer chier le mafieu. Vexé le blond, soupira qu’il prendrait simplement un lots d’une vingtaine de mini-donuts, que cette fois il obtint … Il sortit en vociférant au boulanger que c’était une honte de s’appeler boulangerie sans faire les classiques de ce genre.

Retournant sur la place, après avoir machinalement entièrement mit un de ses mini-donuts dans sa bouche de rage, il fut intrigué par une femme qui se baladait au milieu de la place, s’époumonant pour vendre des journaux.
*Au moins elle met du cœur à l’ouvrage* D’ailleurs suite à ça il retrouva son calme, d’accord il n’avait toujours pas sa fameuse viennoiserie, mais ce n’était pas la fin du monde, certes si aucune boulangerie de la ville n’en faisait ça le deviendrait, ce qui n’est toujours pas le cas.

Il alla alors vers la brune, se plantant devant elle pour lui demander un journal, avant de fatalement se rendre compte qu’il avait la bouche pleine d’un donuts. Cuisant échec, pour sa volonté de bonne tenue sans sont masque, il se hâta de l’avaler, manquant de peu de s’étouffer avec, avant de lancer un grand sourire à la femme.


- ahah ! Excusez-moi …. Je vais vous prendre un de vos journaux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Dim 23 Sep - 21:23

Alors qu’elle avançait, Selena fut interpelée par un client visiblement étranger. Elle ne savait pas quelle langue il parlait mais ça devait être quelque chose comme du suédois parce qu’il parlait comme s’il avait la bouche pleine, il n’articulait pas du tout. Elle allait lui demander de répéter mais n’eut pas le temps et heureusement car elle comprit son erreur… Il avait réellement quelque chose en bouche : un donut au vue du sac plein qu’il avait en main. La demoiselle rit à son tour, bien qu’elle le fit plus pour se moquer d’elle-même que de son client.

*Tu es mal lunée ce matin… Heureusement lui ne l’a pas remarqué ! Souris et fais celle qui avait tout compris !*

« Bien sûr, voilà ! »
Dit-elle en lui tendant ledit journal. « Cela vous fera trois dollars s’il vous plait. » Ajouta-t-elle en souriant.

Cela l’embêtait toujours un petit peu de demander de l’argent car venait alors la possibilité que le client n’ait qu’un gros billet. Le problème n’était pas le calcul de ce qu’elle lui devrait mais plutôt son habileté à lui rendre la monnaie sans faire tomber ses journaux, les pièces, le portemonnaie ou le(s) billet(s). Il y avait également une autre possibilité plus fâcheuse qui consistait à courir après le client qui refuserait alors de payer… Et Selena n’était pas spécialement douée en course à pied. Dynamisme ne rime pas toujours avec rapidité. Tout cela était vraiment le gros point noir du boulot.

Mais ce client friand de pâtisseries était sans aucun doute un client honnête qui allait avoir de la monnaie puisqu’il venait de sortir de la boulangerie. D’ailleurs à force de penser à ce donuts ça lui donnait grandement envie d’en manger. Elle salivait et si elle n’avait pas été bien élevée, ce qu’elle était pour sûr, elle lui en aurait volé un.


*Non, vraiment, arrête de regarder ces donuts, pense à autre chose…*

Selena dériva alors un instant dans ses pensées et se rappela le temps où elle était chez ses parents… Ah la belle vie… Elle avait tous les matins du bacon, des œufs, des céréales, du jus d’orange, du lait, des donuts et des pancakes recouverts de sirop d’érable et de beurre ! Ca, c’était le paradis. Elle partageait toujours sa nourriture avec Nathan et lui en faisait de même. Ainsi elle gouttait à sa glace à la vanille que leur mère Sarah faisait elle-même. Mais voilà, maintenant qu’elle était ici elle n’avait pas les moyens de tout cela. Le matin elle se contentait du minimum : une toute petite tasse de céréales bas prix qui n’avait presque pas de goût. Cependant cela lui suffisait à la faire sourire parce que le matin quand elle les mangeait elle faisait un bruit d’enfer en les mangeant tant elles étaient dures ! Ca faisait « scrounch scrounch » dans la bouche aussi peut-être réveillait-elle ses voisins tous les matins à sept heures mais cela la faisait bien rire d’y penser et…


*Ah zut, j’ai encore un peu rêvassé il va croire que je l’ignore ! Si ça se trouve il t’a déjà tendu son billet ou sa monnaie !*

Selena regarda alors les mains du jeune homme pour savoir si c’était le cas ou non.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Lun 24 Sep - 10:51

Au moins l’erreur d’Alexander n’avait pas l’air d’avoir gêné le vendeuse de journaux, elle en riait même. Mais le blond s’en voulait encore d’avoir put oublier un pareil détail, ce n’est pas dans ses habitudes, enfin c’est ce qu’il pensait, car finalement il est assez maladroit pour que ce genre de choses lui arrive souvent. Il se contenta de mettre ca sur le dos du boulanger qui l’avait vexé.
Après cette introduction, pour le moins original, la brune lui avait tendus le journal et réclamait les trois dollars du prix du journal. Enfin un prix rond, pour une fois ce n’était pas courant, et Alexander appréciait ce genre de détail, pour ainsi dire inutile aux yeux de n’importe qui.

Il décida alors de prêter une plus grande attention à la vendeuse. Elle a des yeux très sombres, qui pourraient paraître noire, ils s’accordaient parfaitement avec ses cheveux et étaient presque envoûtant par la profondeur de leurs couleurs. Il n’était n’y muscler, n’y grosse, mais le mafieu savait maintenant d’expérience que ça ne faisait pas tout, il repensait d’ailleurs à celui qui lui avait échappé, ce nobody capable de développer ses muscles à volonté …. Après l’avoir dévisager un moment, il remarqua sous ses cheveux des traces de brûlures, ses pensées ramenèrent à lui le moment où il avait croisé le livreur de pizza. Mais la brûlure de la brune était moins prononcée que celle du livreur, plus discrète.

Se rendant compte de son indélicatesse, Alexander se reprit et s'aperçut que la vendeuse de journaux était, apparemment, autant en train de rêvasser que lui, ce qui lui tira un grand sourire. D’un geste tranquille il alla chercher dans sa poche la monnaie des donuts, trois dollars et 80 cents. Pour pouvoir prendre le journal, Alexander avait coincé le sachet de donuts dans sa bouche, avec pour objectif de prendre le journal d’une main et de tendre la monnaie de l’autre, et donc de faciliter le travail de la vendeuse. Il se pressa cependant, dés qu’il eu le journal en main, d’aller rechercher le sachet de gourmandises accroché à ses dents pour pouvoir parler.


- Je serais bien parti en courant pour jouer, mais je n’ai pas la tête à faire ceci ce matin. Gardez la monnaie. Alexander hésita un instant puis reprit. Vous ne sauriez pas où je pourrais trouver une boulangerie qui fait des croissants ?

Après tout elle devait sûrement bien connaître les environs si elle venait vendre chaque jour un quotidien par ici, il pourrait aller directement à la boulangerie si elle en connaissait une, et sinon au moins il s’éviterait une recherche qui n’aboutirait à rien. Il espérait aussi que son accent fortement français ne générait pas son interlocutrice, qui visiblement n’était pas étrangère au pays.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Lun 24 Sep - 20:14

Selena fut heureuse de remarquer qu’elle n’avait pas loupé grand-chose, à priori. Son étonnement fut d’autant plus grand lorsque le client lui tendit quatre-vingt cents de plus. C’était inespéré : jamais on ne donnait de pourboire à une vendeuse de journaux. Ca, c’était valable pour les serveuses aimables et mignonnes - oui être une serveuse jolie à regarder offrait forcément plus d’argent. La jeune femme allait signaler au jeune homme qu’il s’était trompé mais celui-ci lui dit de garder la monnaie. La demoiselle se sentit soudain très redevable envers son client qui, elle venait de le remarquer, était bien mieux habillé qu’elle. Sans doute gagnait-il mieux sa vie, peut-être n’était-ce pas grand-chose à ses yeux ? Quand bien même cela restait une somme conséquente pour elle. Chaque centime comptait pour finir le mois et savoir si elle pourrait manger mieux ou non.

« Merci beaucoup monsieur ! » Dit-elle en le regardant comme s’il était le messie du jour.

*Quelle personne généreuse ! Si tous mes clients étaient comme lui je pourrai manger au moins un donut chaque matin…*

En parlant de nourriture, son client lui demanda si elle connaissait une boulangerie qui faisait des croissants. C’était bien la première fois qu’on lui posait une telle question aussi comptait-elle y répondre avec la plus grande exactitude possible. Levant les yeux au ciel comme pour trouver une réponse plus juste là-haut, elle analysa mentalement toutes les boulangeries qu’elle connaissait. Déjà, il n’y avait pas tant de boulangerie que cela à proprement parlé. Il y avait des endroits où l’on vendait des choses bien grasses et sucrées sans pour autant que ce soit une pâtisserie…

*Hm… Réfléchis, tu peux trouver la réponse à sa question… Ah ! Oui! Peut-être ça!*

Selena sortit de son moment de rêverie pour planter son regard dans celui de son interlocuteur et lui dit avec enthousiasme, parce qu’elle doutait que beaucoup de gens connaissent cette information.


« Vous voyez la rue sur votre droite ? » Demanda-t-elle tout en pointant du doigt la direction. « Hé bien si vous allez par là vous trouverez une petite ruelle sur votre droite. Vous avancez, il y aura des escaliers : vous les descendez. Vous arriverez alors dans une petite rue et au bout de celle-ci se trouve une petite boulangerie qui fait un peu de tout. J’y ai déjà vu des croissants maintenant je ne peux vous affirmer qu’il y en a encore à cette heure mais il me semble que l’on peut commander pour le lendemain ou pour certains jour en allant directement voir le marchand. »

Dit-elle avant d’enfin reprendre sa respiration. Elle espérait ne pas avoir parlé trop vite car son interlocuteur avait un accent français et peut-être n’était-il pas très à l’aise lorsque l’on parlait à cette vitesse. Aussi s’enquit-elle auprès du blondinet :


« Ai-je été claire ou voulez-vous que je vous y emmène ? Je sais que parfois je suis la seule à me comprendre. »

Selana rit doucement en se rappelant quelques situations amusantes avec d’autres clients. En tout cas ça avait du bon d’être vendeuse de journaux : elle connaissait plein d’endroits où elle n’aurait jamais osé mettre les pieds à tort. Et puis, dans ce cas précis, elle avait pu aider un client généreux.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Lun 24 Sep - 21:59

Alexander ne put refréner un grand sourire, lorsqu’il vu le visage de la vendeuse de journaux s’illuminer au moment il lui dit de garder la monnaie. Il est vrai qu’une vendeuse de journaux ne devait pas trop bien arrondir ses fins de mois, mais elle travaillait dans le légale. Le blond baignait dans l’autre facette, le crime, le meurtre, et la mafia, loin d’être légale, si on se faisait un nom dans ce domaine on gagne plutôt bien sa vie. Et l’histoire peut rapidement devenir du passé, dans ce monde, la rivalité est plus sanglante, et surtout, si les forces de l’ordre vous capturent votre vie se limite vite à une cellule derrière les barreaux ou la peine de mort … Rien de bien optimiste dans tout les cas. Mais tant qu’il aurait son masque, ça devrait aller bien pour Alexander. Du coup, il la comprenait plus ou moins, il avait peur lui aussi, mais pas pour la même raison.

Le jeune blond se demandait si il n’avait pas posé une colle à la brune, elle venait de se mettre à regarder le ciel. Certes, ce ne devait pas être le genre de question qu’un vendeur de journal devait recevoir régulièrement. Il fallait en plus admettre que les croissants n’étaient pas une nourriture banale en Amérique, mais elle existait pourtant. Alexander se demandait si elle n’avait pas peur de lui répondre qu’elle ne savait pas, et juste avant de se lancer pour lui dire que ce n’était pas grave, la vendeuse se lança alors dans un grand discours.

Il avait réussit à suivre l’itinéraire à prendre jusqu’à des escaliers, après il n’arrivait plus à suivre son rythme. Il tentait de reprendre le fil en silence, continuant à fixé la direction qu’elle indiquait du doigt. Il fallait être réaliste, il en était arrivé à espérer que le chemin se dessine au sol pour lui indiquer l’itinéraire qu’elle venait de donner. Comme ci une telle chose allait se produire ….
Et bien en fait presque. Comme ci elle semblait avoir compris qu’il n’avait pas tout suivit, la charmante vendeuse de journaux lui demanda si il avait bien tout compris ou si il fallait qu’elle le guide. Il ne fallait pas réfléchir bien loin, pour qu’il comprenne que même si les instructions qu’il n’avait pas entendu était simple, il n’était pas sur d’oublier le détail qui le ferait tourner en rond, le plus simple était, bien sur, de le conduire jusqu’à la boulangerie qu’il allait peut être devenir son refuge français à New Kanton.


- Et bien …. Pour tout vous dire … je crains de ne pas avoir tout suivit, le plus simple serait sûrement que vous m’y conduisiez. Affirma t-il avec un sourire gêner.

De cette façons il était sur d’arriver à destination, et il pourrait prendre son temps pour observer le chemin et prendre des points de repère pour les nombreuses fois où il serait sûrement amené à revenir par ici. En plus, si elle ne se trompait pas, Alexander ne saurait même pas comment la remercier pour avoir enfin mit fin à ses recherches incessantes.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Lun 24 Sep - 23:05

Le verdict tomba : il préférait qu’elle le guide. Ce n’était pas un problème pour elle. Elle pouvait bien retarder sa vente de journaux de quelques minutes pour rendre service. C’était bien normal après ce qu’il avait fait pour elle. La demoiselle à la longue chevelure lui fit un petit signe de la tête en indiquant de la suivre et prit les devants. Selena suivit le parcours qu’elle lui avait décrit précédemment. Ils ne mirent pas très longtemps à atteindre la destination car ce coin loin était vraiment isolé. Seuls deux enfants étaient en train de s’amuser dehors sur la gauche de la boulangerie.

D’un geste de la main qui tenait les journaux elle désigna la façade de la boulangerie se trouvant derrière elle.


« Nous y voilà : la boulangerie « c’est mon plaisir ». »
Dit-elle en tentant d’imiter l’expression française avec son accent américain bien marqué.

« Le patron est vraiment gentil, je pense que vous ne devriez pas être déçu. Ce n’est pas facile d’accès mais il s’est fait sa clientèle donc je suppose que la qualité est au rendez-vous. » Ajouta Selena pour rassurer le jeune homme au cas où il le faudrait encore. Elle se tourna vers la vitrine et vit alors des pâtisseries mais pas de croissant. Elle se retourna aussi vite et tenta de rassurer son client :

« Il n’y a pas de croissant en vitrine mais parfois il y en a en réserve dans l’arrière-boutique. Vous devriez demander s’ils en ont encore. »

Gardant le sourire elle essayait de ne pas penser à ces tas de pâtisseries qu’elle venait de voir… On aurait presque dit qu’elles étaient vivantes et la suppliaient de toutes les dévorer, ce qu’elle aurait aisément fait. Selena avait toujours été une gourmande et comme elle avait aussi les yeux plus gros que le ventre elle finissait toujours un peu ballonnée. Enfin tout cela c’était quand elle était encore chez ses parents, ici ça ne risquait pas d’arriver de sitôt.

Ce n’était pas tout ça mais elle n’allait plus lui être d’une grande utilité maintenant qu’il était arrivé à destination. Elle ne comptait pas le déranger pendant qu’il serait en train de déguster des pâtisseries françaises. Selena se concentrait sur celles-ci afin de couper sa faim. Elle n’en avait jamais mangé et ne pouvait donc saliver dessus sans avoir le goût en tête – Enfin bref.


« Bien je crois que je ne vous suis plus d’aucune utilité aussi je vais vous laisser découvrir ce lieu plein de surprises. »
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Mar 25 Sep - 23:15



Alexander avait suivit la vendeuse de journaux à travers la place du marché puis des ruelles de garden town. Il avait hésité tout le long du trajet à vouloir faire la conversation, mais ce retint, car il savait qu’il poserait naturellement une question sur sa brûlure et que cela gênerait très certainement la jeune femme. Le chemin avait été assez court, et finalement incroyablement simple. Les repères avaient été faciles à prendre, et cela amena une certaine gêne d’avoir demandé à être guidé jusque ici.

En arrivant devant la boulangerie que lui indiquait la vendeuse, il découvrit une petite boutique assez discrète. Il admirait l’établissement qui recelait peut être enfin son graal, des croissants ! Il écoutait religieusement la jeune femme qui présentait l’établissement, il ne bougeait pas d’à coté d’elle par pur politesse, car ce n’était pas l’envie de se jeter dans la boulangerie qui lui manquait tellement il était impatient. Il sourit lorsqu’elle tenta d’imiter l’accent français en nommant la boulangerie. Un nom français, cela voulait-il dire que le gérant était français ? Cela expliquerait plutôt bien la présence de croissant, et bien évidemment ce ne serait pas la même qualité que dans les boulangeries du pays …
Lorsque la brune lui confia qu’il fallait aller demander au gérant si il restait des croissants, Alexander s’élança en marchant d’un pas rapide vers la boulangerie.

Il parcourut rapidement les quelques mètres qui le séparaient du comptoir et lança au vendeur :


- Dites moi qu’il vous restent des croissants !

Alors que le vendeur lui dit en français et en riant de bon coeur qu’évidemment il lui en restait, car ici ça ne se vendait pas très bien, le mafieu fut submergé par la joie. Il intima au vendeur de lui en garder et qu’il reviendrait rapidement pour en prendre quelques un. Tout allait parfaitement, un vendeur français, qui avait apparemment repéré son fort accent provenant de ses origines, et des croissants, le blond ne pouvait pas rêver de mieux dans ce pays !

C’est joyeux, les larmes aux yeux, qu’il sortit de l’enseigne. Naturellement, il courut vers la vendeuse de journaux et l’enlaça en sautillant partout. Il répétait inlassablement
« Merci » au fur et à mesure qu’il s’agitait avec la jeune femme coincée dans ses bras, semant les journaux qu’elle tenait un peu partout à l’entrée de la boulangerie. Après une ou deux minutes d’une démonstration excessive de joie, il l’a reposa au sol et, continuant son excès de gratitude, laissa un immense baiser sur sa joue gauche. Commençant à se reprendre, il effectua une dernière accolade amicale, en soupirant encore une fois « merci ». Enfin, il lâcha son étreinte, reprenant le contrôle de lui-même, il avait cessé de dire et redire « merci » mais avait encore les larmes aux yeux de joie.

- Merci ! Dites moi ce que je peu faire pour vous remercier !

C'est d'ailleurs à ce moment qu'Alexander réalisa qu'il n'avait plus le sachet de donuts en main. Dans la situation actuel il ne leur portait plus aucun intérêt, mais les avoir en main et perdu sans s'en rendre compte intriguait le mafieu.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Mer 26 Sep - 21:04

Selena laissa son client entrer dans la boulangerie en croisant les doigts qu’il obtienne ce pourquoi il était là. Elle n’entendait pas ce qu’il se passait à l’intérieur aussi essayait-elle de lire sur les lèvres sans grand succès. Ses yeux se tournèrent alors sur le sol où son pied venait de butter.

*Tiens le paquet de donuts de mon client !* Pensa-t-elle en le ramassant pour le lui rendre ensuite. Elle allait entrer dans la boutique lorsqu’elle vit le blondinet sortir de l’échoppe avec une expression de joie intense. La jeune femme ignorait ce que ces deux personnes avaient pu se dire mais visiblement c’était plus que positif : il allait sans doute avoir des croissants. Il n’y avait que cette hypothèse possible au vu de ce visage si illuminé de bonheur. On aurait presque dit qu’il allait fêter Noël avant l’heure. Le jeune homme remercia alors Selena, ce à quoi elle s’attendait un peu. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est qu’il l’enlace de cette manière et exprime sa joie avec une telle intensité. Il sautillait, la portait et la jeune femme n’osait pas vraiment bouger. Elle était plutôt dans ses pensées. Elle se rappela alors que les français étaient connus pour leurs contacts très prononcés mais jamais elle n’aurait cru que ça l’était autant. Après tout, il ne la connaissait pas et même s’il lui en était reconnaissant ce genre de geste était normalement fait pour des personnes proches.

Il n’avait cesse de la remercier, de la câliner et si au début elle aurait plutôt eu tendance à demander qu’il la lâche, finalement elle apprécia la situation. Il faut dire que cela faisait une éternité qu’elle n’avait eu de vrai contact avec un être humain puisque la plupart des gens se moquait d’elle ou craignait son apparence depuis qu’elle avait eu son accident. Elle félicita donc mentalement le jeune homme de cette initiative. Au moins aura-t-elle eu un moment l’impression d’être à nouveau totalement normale. Bien sûr cet instant prit fin.

Lorsqu’il la reposa à terre sa joue était encore un peu rosée. Ses cheveux étaient décoiffés aussi ses mèches n'étaient pas aussi bien posées sur son visage. On pouvait discerné quelques secondes la grave brûlure de son visage avant qu'elle s'empressa de la recouvrir. S'en suivit une question à laquelle elle trouva immédiatement lune réponse appropriée :


« Rien, absolument rien. Vous avez déjà fait beaucoup pour moi. Disons que c’est ma manière de vous remercier pour tout à l’heure. » Dit-elle en se référant au pourboire. Bien sûr elle aurait pu demander un donut, depuis le temps qu’elle bavait dessus, mais elle ne se serait jamais permis cela. C’était exagéré de demander une telle chose alors qu’elle n’avait fait que l’amener quelques mètres plus loin. En parlant de donuts, elle se souvint du paquet et le lui tendit :

« Tenez, vous l’avez fait tomber. »


Ses yeux se posèrent alors aux alentours et elle rit doucement une fois qu’elle remarqua que ses journaux tapissaient le sol. Lorsque le sac à donuts fut rendu à son propriétaire elle mit les mains sur les hanches.


« Je vais ramasser tout ça. » Affirma-t-elle avec détermination avant de se mettre à l’œuvre. Elle espérait qu’aucun journal n’avait été abîmé sinon ils seraient difficiles à vendre et tout journal non vendu était déduit de sa paie. Ils n’avaient heureusement pas l’air abimés. Le tout était de les récupérer avec délicatesse, sans les corner ou les froisser.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Mer 26 Sep - 23:22


Apparemment l’élan de joie qu’il avait fait subir à la journaliste ne l’avait pas trop gêné, ou du moins elle ne le montrait pas. Après tout ils étaient parfaitement inconnus l’un et l’autre et Alexander se jetait sur elle, ça devait en déboussoler plus d’un, et il pouvait parfaitement le comprendre. Et pourtant non, elle donnait seulement l’air d’avoir été légèrement surprise, mais ne donnait clairement pas l’impression d’avoir détestée non plus.
Le blond devait bien admettre qu’il montrait facilement ses émotions, même si sa personnalité avec et sans son masque était diamétralement opposée, il restait assez expressif, vulgaire et violent d’un coté, joyeux et amicale de l’autre, mais direct pour les deux.
Lorsqu’il reposa la brune au sol il remarqua qu’il l’avait légèrement décoiffé mais nota surtout qu’elle avait précipitamment remit ses mèches de cheveux pour masquer une sorte de brûlure. C’est vrai que ce n’était pas forcement une chose jolie à voire, mais avec ce qu’Alexander voyait quelques fois à la mafia, ça ne risquait pas de le gêner, une brûlure ça ne se comparait pas à une séance de torture. Pour torturer la mafia jouait avec les couteaux et divers autres outils innommables, mais surtout il arrivait quelque fois qu’ils utilisent carrément des acides, et les brûlures d’un acide étaient absolument horribles.

Elle n’avait pas l’air de vouloir profiter du service que lui proposait le mafieu, la jeune femme était bien trop humble, elle ne doit pas se douter de ce que trouver des croissants représentait pour Alexander. Il comptait bien rendre le pareil d’une façons ou d’une autre. En plus elle était bien honnête, elle lui avait même rendu le paquet de donuts qu’il avait perdu. Non, il fallait vraiment qu’il l’a remercie, et devant le paquet de donuts une idée germait dans sa tête. Il prit le sachet et le regarda un instant, alors que la brune s’exclama qu’elle allait devoir ramasser les journaux par terre. Évidemment, c’était un peu de sa faute, il posa alors délicatement le sac sur un banc à coté de lui et alla l’aider à ramasser les journaux, tranquillement.


- Laissez moi vous aider, c’est un peu de ma faute.

Il n’y avait pas énormément de journaux, à deux ils eurent rapidement finit de tous les ramasser. Avec son petit paquet d’une dizaine de journaux Alexander alla s’asseoir sur le banc, et faisait signe à la brune de le rejoindre. Il déposa les journaux à une extrémité du banc.

- Si vous voulez bien me rejoindre pour déguster les donuts. Il pointait du doigts le sachet posé sur le banc à coté de lui. Nous pourrions faire de plus ample connaissance, je tiens à en connaître un peu plus sur celle qui m’a enfin permit de mettre la main sur des croissants dans cette ville.

Il arborait un franc sourire, il était normal pour lui d’en connaître plus sur celle qui venait d’enfin lui permettre de trouver des croissants. Et partager ses donuts ne le dérangeait absolument pas, il comptait même lui offrir ceux qui resteraient, si il en restait après leur conversation. Si il devait ajouter les donuts aux croissants qu’il allait acheter, il ferait une overdose de pâtisseries. Il prit alors un donuts qu’il s’apprêta à croquer avant de décider de faire une précision avant.

- J’ai presque oublié de me présenter ! Je me nomme Alexander Urmanis. Mon nom n’a rien de français malgré mes origines.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Jeu 27 Sep - 20:02

Ramasser les journaux n’était pas une tâche complexe mais c’était toujours agréable de se faire aider aussi Selena remercia grandement le jeune homme quand il lui prêta main forte. Lorsque tout fut ramassé, la demoiselle se releva doucement et rejoignit avec un large sourire le blondinet : il venait de lui proposer des donuts ! Bien sûr elle aurait pu refuser mais l’appel de l’estomac était si fort qu’elle n’en eut pas le cœur. Quelle joie d’avoir rencontré une personne si généreuse. Ce n’était pas tous les jours que cela arrivait aussi fallait-il qu’elle profite au maximum de chaque instant.

La demoiselle se demanda un peu après ce qu’elle aurait bien pu dire d’elle lors d’une discussion car il fallait être prudent au sujet de ses compétences de nobody. En même temps ce n’était pas comme si cela pouvait se lire sur son front et elle ne comptait plus les utiliser avant très très longtemps. Mieux valait ne pas dire non plus pourquoi elle était réellement venu ici. Bon, à part ça elle pouvait parler de plein de choses donc elle tentait de se détendre tout en prenant place à côté du jeune homme. Celui-ci débuta les présentations en donnant son nom : Alexander Urmanis. Il était vrai qu’à son nom nul n’aurait pu deviner ses origines. Sans doute les prénoms américains étaient-ils à la mode en France. La jeune femme remarqua ensuite que le jeune homme mangeait un donut aussi elle en prit un à son tour et se présenta.


« Enchantée, moi c’est Selena Ewing, vendeuse de journaux cent pour cent américaine. » Dit-elle en souriant doucement avant de laisser la tentation prendre le dessus et de mordre dans le donut qui était succulent. Ses yeux pétillaient de bonheur. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas mangé quelque chose avec un goût aussi bon… Tous ses plats semblaient avoir le même goût et il n’était pas spécialement plaisant. Ca, au moins, c’était sucré et donc bon.

La vendeuse de journaux commença à réfléchir si elle devait enchainer sur une brève description de sa vie et si oui ce qu’elle raconterait ou pas. Peut-être était-il préférable d’éviter de parler de sa famille sous peine d’avoir un pincement au cœur. Ils lui manquaient tous terriblement et à chaque instant elle se demandait comment ils allaient et s’ils pensaient ne serait-ce qu’un peu à elle. Non décidément, elle éviterait ce sujet. Elle se lança finalement sans trop réfléchir après sa bouchée :


« J’adore vos donuts ils sont vraiment très bons ! Mais un suffira amplement après je risque de vouloir manger tout le paquet. Je suis trop gourmande : lorsque je suis lancée plus rien ne m’arrête ou presque. » Elle rit de bon cœur en se rappelant toutes les fois où elle avait mangé tellement qu’elle en était tombé malade et elle s’était dit bien après cela qu’il faudrait tout de même faire plus attention à l’avenir. Ah la gourmandise… C’était le bon vieux temps.

La vendeuse de journaux repensa alors à l’expression qu’avait eu Alexander en sortant et en profita, puisqu’ils étaient là pour parler, pour lui demander des précisions :


« Alors le vendeur a pu vous fournir des croissants ? Au vue de votre sourire je suppose que oui. Je suis vraiment contente d’avoir pu vous aider, si c’est vraiment le cas. Mais ce n’était pas grand-chose, j’avais cette information alors vous la dire était normal. Et puis vous auriez bien fini par découvrir vous aussi cet endroit. »
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Jeu 27 Sep - 22:31


La vendeuse de journaux avait acceptée l’offre d’Alexander après l’avoir remercier pour l’aide qu’il avait apporté afin de ramasser les journaux. Ils avaient déjà échangés trois fois des remerciements, à croire qu’ils étaient destinés à ne faire que ça, remerciements pour le pourboire, remerciements en prenant le journal, remerciements à la découverte de la boulangerie, remerciements pour l’aide à ramasser les journaux, et le prochain allait se faire pour quel raison ? C’était assez drôle de ce dire que depuis leur rencontre ils s’étaient limités à échanger des remerciements. Enfin c’était un début de conversation comme une autre, il fallait jusque que ça ne dure pas trop longtemps.

Cette fois-ci le blond mangeait tranquillement son donuts, petite bouchée, par petite bouchée, il ne voulait pas renouveler l’expérience du moment de sa commande. Suivant l’exemple du mafieu, la brune se présenta à son tour, elle se nommait Selena Ewing, et comme il le supposait elle était bien une vendeuse de journaux américaine. Elle mordit ensuite joyeusement dans le donuts qu’elle avait prit, il ne savait pas ce que ça représentait pour Selena, mais Alexander était content de voire qu’elle appréciait franchement son offre. Il savait maintenant qu’elle ne refusait pas des gourmandises.
Alors qu’il pensait entamer la conversation, il fut assez surpris de voire que Selena faisait le premier pas, les donuts semble l’avoir rendus bien confiante. Il écouta alors la tirade que lui sortit d’une traite la jeune femme.

On pouvait dire qu’elle avait la langue bien pendue, pour la suivre Alexander avait même arrêté de manger son donuts à la moitié, il ne voulait devoir lui demander de répéter. En se concentrant bien su ce qu’elle disait il arriva cette fois à bien la suivre, il fallait franchement qu’il pense à lui dire de parler un peu plus doucement. Alexander avait rit avec Selena lorsqu’elle mentionna sa gourmandise sans fin, et maintenant que son discours était terminé il allait prendre la peine de répondre avant d’aller sur les sujets qu’il désirait traiter avec elle.


- Je vous en prie vous pouvez vous servir, je vous donnerais ceux qu’il resteras. Il lança un petit rire avant de poursuivre. Grâce à vous j’ai enfin trouvé, une boulangerie qui fait des croissants, les donuts n’étaient qu’un substitut que j’avais prit dans une précédente boulangerie pour cacher mon besoin de croissants. Alexander laissa un bref silence accompagné par un petit sourire niais. Cela fera bientôt deux années que je suis en Amérique, et je n’avais pas réussit à en trouver, je suis assez attaché à mes traditions, comme mon croissant le matin par exemple. Donc votre aide m’a été d’un grand secours !

Il avait finit sa réponse et pouvait aller à ce qu’il l’intriguait depuis le début, la brûlure. Achevant de manger le reste de son donuts, il se pencha vers Selena et approcha sa main de sa mèche pour la décaler, avant de s’arrêter juste avant.

- Puis-je ? Votre brûlure m’intrigue depuis un certains temps.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Ven 28 Sep - 19:46

Alors les donuts ne l’intéressaient pas vraiment ? Ils n’étaient que là pour combler un manque qui durait donc depuis deux longues années ! Maintenant Selena comprenait pourquoi le français s’était retrouvé dans tous ses états en arrivant ici. C’était en quelque sorte la perle rare. Au moins la vendeuse de journaux n’aurait pas perdu son temps. La demoiselle était contente de prendre une petite pause sur son temps de travail. Ce jeune homme était vraiment sympathique et discuté lui plaisait beaucoup. Malheureusement, quelque chose se passa. A croire que dans l’histoire de la jeune fille il fallait toujours monter haut pour retomber bien plus bas qu’elle n’était juste après. Jamais rien ne restait bien comme il fallait. Ce n’était sans doute pas la faute d’Alexander qui n’avait probablement pas cherché à mal mais elle ne put supporter qu’il approche ainsi sa main et annonce qu’il voulait regarder sa brûlure qui l’intriguait. Aussi sec Selena recula à l’autre bout du banc, protégeant sa joue de la main en lançant un regard mêlé de peur et de déception.

Les gens ne pouvaient pas faire abstraction de sa brûlure, n’est-ce pas ? Ca les obsédait d’une manière ou d’une autre. Depuis l’accident elle avait l’impression de n’être que ça. Soit on se moquait d’elle, soit on voulait savoir sa vie comme si celle-ci était résumée à cette blessure qu’elle garderait sans doute à vie. Elle était une personne avant tout qui avait des passions, des loisirs, des anecdotes sympathiques mais non, il fallait toujours qu’on s’intéresse en tout premier à cet aspect-là d’elle. Elle comprenait encore quand c’était elle qui amenait le sujet… Mais ce n’était actuellement pas le cas. Ses yeux se remplirent doucement de larmes qui semblaient s’accumuler un maximum avant de glisser le long de ses joues. Elle saisit ses journaux avec habileté pour une fois et rapidité avant de regarder Alexander un moment, serrant les poings. Elle déclara alors de manière saccadée et avec une voix légèrement déformée à cause des sanglots qu’elle retenait :


« Vous voulez voir, ben voilà. »


Dit-elle en soulevant l’entièreté de ses mèches. On pouvait alors voir sa peau qui semblait plutôt être l’ancêtre d’une peau belle extrêmement fondue puis recomposée. Elle était loin d’être lisse, plus foncée par les brûlures, certains endroits s‘émiettaient et on pouvait voir que son autre œil avait été touché. La paupière était comme colée à mi-hauteur, l’empêchant de cligner. A vrai dire elle ne voyait pas bien de cet œil mais ne le signalait pas. Elle n’était pas du genre à se plaindre à ceux qu’elle croisait. Son oreille ne comportait presque plus de peau, juste la forme restait à peu près dessinée. Elle ne montra cela que deux secondes mais une telle vision devait être suffisante pour avoir une idée de son état. Et encore, il n’avait pas vu son dos et l’arrière du haut de son bras gauche. Selena lâcha la mèche et dit d’une voix froide :


« Vous voilà repu du spectacle du monstre de foire, sur ce bonne journée. »


Elle tourna aussi vite les talons et se mit à courir vers le marché. Maintenant qu’elle lui faisait dos elle pleurait. C’était… Tellement dur. Elle pensait qu’il valait mieux que cela, que même si il y pensait il attendrait de tout connaitre d’elle. Elle aurait espéré que ce ne soit pas sa première question… Mais la vie est ainsi et on n’y peut rien. Les gens étaient avides de questions et qu’importe si cela pouvait ramener à la surface des souvenirs plus que pénible. Et personne ne pourrait imaginer poser la question sans savoir qu’il raviverait une souffrance : avoir connu une immolation était forcément une épreuve des plus terribles.

Et maintenant il faudrait se remettre au travail. Ah… Ca allait être terriblement difficile. Elle s’arrêta un peu plus loin dur le chemin du marché, contre un mur et essuya ses larmes doucement, remarquant qu’elle avait mouillé un de ses journaux.


« Zut ! » Pesta-t-elle en pleurant à nouveau.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Ven 28 Sep - 21:48


Alexander était complètement confus. Visiblement Selena n’avait pas bien prit du tout sa demande, elle s’était éloigné avant de visiblement se fâcher. La brûlure semblait être clairement un sujet à éviter avec la femme, et le blond le réalisa à ses dépends. Évidemment, il ne pouvait qu’en conclure que c’était la marque d’un passé douloureux, loin de la brûlure d’un pompier qui sauvait de peu une victime des flammes. Non, visiblement la raison était autres. Une torture ? Un règlement de compte ? Une agression qui tournait mal ? Où même un simple accident … il y avait tellement de possibilités, pour une seule de juste.

Alexander regrettait profondément son action, lui aussi avait une marque de son passé, certes pas physique, mais mentale. Ayant toujours baigné dans le crime sous son masque, il était devenu sanglant et vulgaire, et pourtant, pour protéger son esprit, lorsqu’il enlevait son masque, il devenait le blond surexpressif et joyeux, probablement un poil trop curieux. Une vraie double personnalité s’était développée chez lui, et son autre moitié prenait le dessus dés qu’il portait son masque. Il était parfaitement conscient de sa situation et l’acceptait, pour lui c’est plutôt facile à masquer remarque … Pour Selena il est vrai qu’il en était autrement.
Après avoir montré, visiblement dans un élan de colère, la brûlure de son visage à Alexander, elle était partit rapidement. Elle s’était elle-même désignée comme monstre de foire, ces mots interpellèrent le mafieu, il en avait une certaine expérience indirecte. Les nobodys qui se battaient dans la fosse de la mafia étaient désignés sous le même terme par les hommes et femmes sans scrupule qui venaient parier sur les combats, ou même leur lancer divers objets, pour s’amuser … Un bien piètre spectacle qu’il regardait en silence depuis les coulisses, si on peut le dire ainsi.

Il ne pouvait pas la laisser partir sans même prendre la peine de s’excuser. Après être rester un certains temps figé de honte sur le banc, Alexander décida de partir pour rattraper Selena.
Il n’eut pas besoin de courir longtemps pour la rattraper, mais il se cacha un instant. La brune pleurait, la honte du mafieu grandit encore plus après avoir vu ça, il l’avait fait pleurer, comment un gentleman comme lui avait-il put faire ça ! Prenant alors son courage à deux mains, il s’approcha doucement d’elle, il tenta bien de vouloir lancer ses excuses de face, mais devant la honte qu’il éprouvait, il n’arrivait à émettre qu’un balbutiement, il choisit une autre solution.
Laissant tomber ses deux genoux à terre, Alexander se pencha pour appuyer ses mains sur le sol, et put enfin prendre la parole.


- Je suis désolé, j’aurais dut me douter que ce n’était pas un souvenir agréable pour vous … Enfin, je m’en doutais, mais j’ai été trop curieux ! Veuillez m’excusez ! On a tous des sujets à éviter, des mauvais souvenirs que l’on tente d’effacer de notre mémoire. Alexander s’arrêta un instant pour reprendre son souffle avant de reprendre. Mais ce n’est pas si horrible, j’ai vus bien pire … vous n’êtes pas un monstre de foire à mes yeux !

Visiblement, les échanges avaient changés brusquement, passant des remerciements aux excuses, la conversation sérieuse allait devoir attendre encore. Et puis, Alexander s’excusait en connaissance de causes, il avait pu voir des choses bien plus repoussantes qu’une grosse brûlure, dans les salles de tortures mafieuses au début il lui arrivait souvent de vomir devant certaines séances. Et ses victimes n’avaient pas toujours eu le droit à un unique coup de lame dans le torse, ses meurtres laissaient toujours paraître ses émotions, et le déchaînement de sa colère faisait blanchir les yeux de quelques policiers.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Ven 28 Sep - 22:32

Alors que Selena commençait à se dire qu’il lui faudrait une journée de congé car elle ne pourrait pas retourner travailler dans son état, elle vit apparaitre Alexander. Comment osait-il revenir après ça ? Voulait-il enfoncer le clou ? Les traits de Selena se crispèrent, montrant son opposition à sa présence. La suite fut étonnante : Alexander se mit à genou, s’excusa et lui affirma qu’elle n’était pas un monstre à ses yeux. Le visage encore crispé, elle tenta de parler mais n’y arriva pas. Tant de pensées traversées son esprit. Il s’en doutait ! Il venait de l’avouer mais il avait quand même demandé ! C’était vraiment méchant de sa part… Selena émit des sanglots malgré elle et pourtant elle détestait pleurer devant autrui. Pourquoi s’acharnait-il à vouloir savoir ? Quel était l’intérêt ? Il ne connaissait rien d’elle et ça restait sa seule obsession. Elle secoua la tête puis lui demanda dans un cri de désespoir :

« Mais pourquoi ça vous intéresse tant ? Vous vous fichez pas mal de savoir qui je suis, vous voulez juste savoir mon malheur c’est ça ? Et puis si je ne suis pas un monstre de foire que suis-je ? Un passe-temps ? Ca vous fait rire de me voir souffrir ? »


Des larmes coulèrent le long de ses joues et elle se mordit la lèvre inférieure.


« Je n’ai pas besoin d’en parler, je ne veux pas ! Ca ne vous regarde pas vous n’aviez qu’à être là quand c’est arrivé ! »
Dit-elle en tapant son poing contre le mur, se blessant par la même occasion.

« Pourquoi les gens sont-ils tant attirés par le malheur alors qu’il y a tant de choses merveilleuses. Pourquoi regarder la brûlure lorsque l’on peut voir le visage intact et souriant ? »
Murmura-t-elle, terriblement épuisée. Elle serra à nouveau les dents puis tourna son regard vers Alexander. Elle ne savait quoi lui dire. A vrai dire elle serait bien partie si elle n’avait pas eu un tel coup de barre d’un coup. C’était épuisant psychologiquement de repenser à tout ça. Elle venait de se reprendre en pleine tête tout son passé c’était extrêmement douloureux.

« Je ne suis pas partie pour qu’on me parle de ce qui a gâché ma vie. Allez-vous en !» Murmura-t-elle car elle n’avait plus la force de crier. D’ailleurs elle n’arrivait plus à pleurer non plus. Son visage était cependant bien humide, preuve qu’elle avait vidé son stock de larmes pour les prochaines heures. Bien sûr aucun sourire ne s’affichait sur son visage. Elle n’était vraiment pas d’humeur. Selena voulait seulement, à ce moment-là, rentrer chez elle, manger tout son stock de céréales et se cacher sous la couette en attendant la fin/la faim qui la ferait finalement sortir de sa tanière. Bien sûr elle s’en remettrait mais pour le moment elle avait juste du mal à sortir de cette terrible déception.

Après un bon moment de silence, Selena se posa à nouveau des questions. Pourquoi était-il vraiment revenu ? Pour s’entêter ? Pour se moquer d’elle ? Ou venait-il s’excuser et promettre de ne plus jamais lui poser la question ? Après toutes ces interrogations elle demanda d’une voix triste et agacée :


« Mais c’est quoi votre problème ? Pourquoi êtes-vous revenu ? »


Elle ne le regarda pas dans les yeux, elle n’en avait pas envie pour le moment.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Sam 29 Sep - 0:02



Après ce qu’il avait fait, Alexander ne s’attendait pas à ce qu’elle le lui pardonne directement, ça aurait été trop beau. Au contraire, ses excuses avaient l’air de l’avoir fait encore plus pleuré, et, il fallait bien qu’il l’admette, il ne savait plus trop comment réagir. Forcement qu’en étant aussi direct, il serait amené à vexer de nombreuses personnes, mais il n’avait jamais vraiment eu de contact humain normal avant son arrivé à New kanton, avant ses contacts était toujours limiter à des histoires de travails.

Selena avait l’air remontée, malgré qu’elle pleure, elle enchaînait de nouveau de nombreuses phrases et questions, alors que le blond, toujours à quatre pattes, tentait de répondre à chaque en même temps. Sauf qu’elle relançait trop rapidement sur une autre et il n’arrivait guère à ajouter plus qu’une demi syllabe.
En fait rapidement, Alexander se résigna à l’écouter en silence, toujours accroupit. Il songeait à d’avoir lui avouer qu’il était loin d’être blanc comme neige et heureux, mais fut ramenée dans son passé lorsqu’elle le questionna sur la raison de l’intérêt des gens sur le malheur. Il lui aurait bien dit qu’avant de venir à new kanton, les seuls sourires qu’il voyait étaient les sourires sadiques de tortionnaires ou heureux d’entendre la mort d’une personne. Sauf qu’il était parfaitement sur qu’elle le prendrait pour un fou après ca. Non, il fallait qu’il trouve autre chose, il profita du silence qui suivit son long discours pour se relever partiellement, gardant encore les genoux au sol.
Il ne savait pas quoi faire, pas plus que quoi dire, ainsi un long silence s’installa. Le silence était très pesant, il fallait briser ce silence, mais pour Alexander il semblait tellement dur à détruire, tellement profond de sens devant sa bêtise. Et, malgré tout, la vendeuse de journaux le brisa, lançant une ultime question. Evidemment, il lui répondit, mais il était hésitant.


- Et bien … Vous savez …. Je n’ai pas eu un passé rose non plus … Je suis capable de comprendre qu’il est dur de se le remémorer …

Après avoir laissé un moment de silence, il reprit en serrant les poings, le regard motivé et laissant une forte détermination dans sa voix.

– Depuis que je suis née, je n’ai jamais cesser de vivre à coté du malheur et de l’horreur, évidemment maintenant ça m’attire, cependant, depuis que je suis à New kanton je découvre de nouvelles choses, j’ai de vrai discussion, et mon problème c’est que je refuse que vous ayez une mauvais opinion de moi. Alexander avait les larmes au bords des yeux. Laissez moi revoir ce sourire qui avait réchauffé mon cœur, ne pleuré plus, je vous en prie !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Sam 29 Sep - 13:21

Enfin Alexander prit la parole, calmant un peu la colère que la vendeuse de journaux ressentait. Il était effectivement bête de penser qu’elle était seule à avoir un passé éprouvant, lui devait en avoir un aussi au vue de ce qu’il venait de lui dire. La culpabilité habita un peu Selena qui venait de se rendre compte qu’Alexander avait sans doute prit beaucoup sur lui après ce qui avait été une erreur et qu’il était tout simplement en train de lui demander pardon. Il avait les larmes aux yeux, elle avait était tellement enfoncée dans sa colère qu’elle ne l’avait pas compris avant. Il ne voulait plus la voir pleurer et lorsqu’il le dit, c’est bête, mais elle pleura et alla se réfugier dans les bras d’Alexander, s’agenouillant à son tour.

« Je suis désolée… J’avais juste eu peur que vous ne soyez pas aussi gentil que vous le paraissiez. J’ai tellement eu de déception récemment que j’encaisse en souriant, j’ai vu ma famille s’en aller loin de moi, j’ai quitté ma maison et me vois ridiculisée au moins trois fois par semaine. Ca ne devrait plus me toucher mais c’est le cas au fond. Alors ce n’est pas vraiment vous, c’est juste que vous en avez parlé à un moment de fragilité… Veuillez me pardonner d’habitude je ne réagis pas aussi violemment. »

Selena essuya doucement ses larmes du revers de la main et lâcha Alexander. Sur son visage encore humide se dessina alors un sourire faible mais sincère. Elle était heureuse de s’être trompée, qu’il soit venu s’excuser, qu’ils puissent oublier cela. Car au final ce qu’Alexander avait voulu c’était juste discuté et non se moquer.

« Si nous retournions nous assoir et disons… Que nous parlerons de ce sujet qui vous intrigue lorsque j’aborderai moi-même le sujet, d’accord ? »

Elle se releva doucement, secoua doucement sa tête et essuya une dernière fois son visage humide. Elle ramassa d’ailleurs les journaux qu’elle avait laissé par terre tandis qu’elle s’était agenouillée. Ce n’était pas évident que le jeune homme accepte. Après tout elle lui avait crié dessus, chose assez désagréable lorsque l’on vient s’excuser à genoux. Il en était venu au point de se mettre à genou et elle le réalisait vraiment que maintenant. Ah, ce n’était pas beau d’être aussi triste et par le même fait aussi en colère.


« Je vous en supplie, pardonnez-moi. Vous êtes quelqu’un de gentil et je m’en rends compte. Je veux juste oublier tout ça et reprendre avant que vous posiez la question. Cela vous convient ? »

Elle n’était pas sûr qu’il accepte, maintenant qu’elle voyait tout le tableau… Alors il lui revient une idée : sa dette. Il avait dit en sortant de la boulangerie qu’elle pouvait lui demander quelque chose. Alors c’était sans doute le moment de le lui rappeler.

« Vous aviez demandé ce que vous pouviez faire en sortant de la boulangerie, je voudrai que nous soyons amis. Je n’en ai pas un ami depuis que je vis ici, juste des clients et vous êtes vraiment très gentil alors… »

Elle planta ses yeux dans les siens, l’implorant du regard.

« Voudriez-vous me pardonner et… Partager votre amitié avec moi ? »
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Sam 29 Sep - 16:25



Visiblement les excuses d’Alexander avaient touchées Selena, il semblait qu’elle se calmait. En fait ses excuses avaient peut être même trop bien marchées, car lorsqu’il supplia la vendeuses de journaux de ne plus pleurer, elle fondit à nouveau en larmes et tomba dans les bras du blond en l’enlaçant. C’était la première fois qu’une personne enlaçait Alexander sans une volonté de le tuer ou de le supplier de lui épargner la vie, il fallait bien admettre qu’il ne savait pas trop quoi faire et resta béa en l’écoutant.
*Pas aussi gentil que j’en ai l’air …* Elle n’avait pas tort, il était pourtant loin d’être gentil, du sang sur les mains il n’en manquait pas, après tout elle ne connaissait que son coté sans masque, celui sans soucis qui passe son temps libre à tourner en rond dans la ville. Elle ne le connaissait vraiment pas, d’ailleurs absolument personne mise à part l’esclave qu’il avait libéré ne le connaissait vraiment, tous n’avaient toujours vus que la facette de lui que le mafieu voulait bien leur montrer.
Comble, maintenant c’était la brune qui s’excusait pour son comportement. Biens sur qu’il allait accepter ses excuses, pour tout était de sa faute, tout avait commencé avec sa maladresse. Selena avait enchaînée, en lui proposant de retourner sur le banc pour reprendre la discussion, évitant le sujet en question tant qu’elle ne l’amènerait pas elle-même.


- Et bien … je ….

Alexander n’avait pas eu le temps de continuer que Selena relançait de plus belle de nouvelles excuses, l’implorant presque pour tout recommencer à zéro, avant la question fatale. Il n’était pas assez bête pour refuser la chance qu’elle lui offrait, pour sur qu’il allait dire oui, mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre une nouvelle fois. Mais cette fois elle en appelait au service qu’il lui avait proposé, lui proposant en échange de devenir son ami, dans une demande pas très formelle, mais cependant idéale dans la situation. Elle ajouta encore, en fixant Alexander dans les yeux, une demande d’excuse et renouvela sa demande d’amitié.
Pour lui répondre Alexander se releva et frotta de sa manche ses yeux pour enlever les larmes prêtes à couler, avant de replonger ses yeux dans ceux de Selena.


- Je vous pardonne avec plaisir, même si je considère que c’est moi qui suis en torts ici. Je deviendrais avec joie votre ami, mais je veux que vous me pardonniez aussi.

Alexander n’avait pas attendus sa réponse pour lui saisir les mains et l’entraîner de nouveau vers le banc. Une fois arrivé, il attrapa deux donuts du sachet, mordit dans un et tendit l’autre à Selena. Il s’était remit à sourire, après tout il n’y avait plus aucune raison de grimacer et la brune lui avait de nouveau sourit.

- Je vous laisse choisir le sujet de conversation.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Dim 30 Sep - 10:05

Tout semblait s’arranger pour la plus grande joie de Selena. Alexander lui pardonnait et les voilà de nouveau sur le banc un donut à la main car elle avait accepté celui qui lui tendait le jeune homme. Avec toute cette précipitation elle n’avait pas eu le temps de lui dire qu’elle lui pardonnait aussi saisit-elle l’occasion lorsqu’il lui demanda de choisir un sujet de
conversation.


« Hé bien d’abord je dois vous dire que oui je vous pardonne, vous n’avez pas à vous en faire. Ensuite pour ce qui est du sujet de conversation… »


La vendeuse de journaux leva un instant les yeux au ciel pour y voir tomber une idée. Elle préférait éviter les sujets pouvant dériver sur des conversations fâcheuses. Il fallait donc éviter l’incendie et ses pouvoirs. Ca ne serait pas si compliqué que cela se dit-elle en croquant dans le délicieux donut. Ah que c’était bon le sucre…

« J’adore les donuts, quand j’étais petite je mangeais toujours du bacon, des œufs, des céréales, du jus d’orange, du lait, des donuts et des pancakes recouverts de sirop d’érable et de beurre. Je peux vous dire qu’avec tout ça j’étais bien callée jusqu’à treize heures ! »

Elle sourit de toutes ses dents : c’était le bon vieux temps.


« Mais depuis que j’ai pris mon indépendance je n’ai plus les moyens de tout ça. On ne se rend pas compte avant de partir du nid que c’est si compliqué de vivre correctement avec un seul petit salaire. Mais bon, c’est le prix de l’indépendance. Je peux faire ce que je veux quand je veux, je n’ai pas de contrainte. »


Elle en parlait comme si elle avait eu le choix parce que sinon ça aurait été suspect. La plupart des gens qui partaient de chez eux pour ici involontairement c’était parce qu’ils étaient Nobody, du moins c’est que la jeune femme pensait. Il était donc hors de question qu’elle se fasse repérer aussi bêtement. Selena avait la chance d’avoir un don qui ne se voyait que très
rarement contrairement à certain alors autant essayer d’éviter au maximum les problèmes.

« Et vous, Avez-vous toujours vécu ici ? Ah et arrêtez-moi tout de suite si j’approche un sujet sensible et déviez la conversation. Je ne veux pas être indiscrète. »


Elle aurait bien parlé de sa famille, peut-être le ferait-elle ensuite. Bien sûr il faudrait mentir un minimum : jamais elle ne pourrait avouer qu’ils l’avaient reniée. Il faudrait qu’ils restent ce qu’ils avaient été avant l’incendie : une famille aimante qui regrette de voir leur fille sortir du cocon familial.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Dim 30 Sep - 22:15



Elle lui avait pardonnée, et tout était redevenus comme avant son erreur à un détail prés. Maintenant ils sont deux amis qui discutent sur un banc en mangeant des donuts, alors qu’avant ils étaient simplement deux inconnus discutant sur un banc en dévorant des donuts. Une différence si faible, mais qui portant porte un assez grande signification, combien de personnes Alexander était capable de nommer son « ami » ? En faites il les classerait plutôt tous en employeurs, victimes, ou connaissances, donc une amitié avait un certaines importance, ou plutôt une certaines signification de nouveauté, pour le blond.
Enfin il écoutait Selena avec intérêt pendant qu’il mâchait son donuts, il avait finit par s’habituer à son rythme de parole et la comprenait bien plus aisément, ou peut être qu’elle avait ralentit d’elle-même, allez savoir, ce qui l’importait c’est qu’il pouvait maintenant la suivre en faisant d’autre choses.


- Je suis surprise que vous mangiez autant les matins, vous n’avez pourtant pas la carrure d’une gourmande. Comme pour coller avec ses paroles Alexander parcourait tout le corps de la brune de ses yeux bleu, sa stature était loin d’être enrobée, au contraire il l’a trouvait plutôt mince. Je me suis toujours contenté d’un simple café ou chocolat chaud et d’un croissant le matin.

Alexander n’avait jamais l’excès comme ce que lui décrivait Selena pour deux raisons. Il était persuader que cela le ferait grossir, et pour rester discret ou se battre efficacement. Et aussi car il n’avait jamais rechercher l’abondance, les stricte minimum lui convenant parfaitement dés l’instant qu’il avait droit à ses petites habitudes, son appartement le reflétait d’ailleurs bien, presque vide, des placards discrets, et pourtant une cuisine bien équipée, idéale pour cuisiné, son petit plaisir. Il se pencha ensuite sur ses genoux en joignant ses mains, réfléchissant pour répondre à la question de la vendeuse de journaux.

- Voyons … Cela fait environs deux années que je suis venu en Amérique, mais seulement quelques mois que je suis dans cette cité. …. Je dirais quatre mois peut être cinq.

Évidemment Alexander n’avait jamais prêté une attention particulière à la durée de ses séjours, il se contentait de venir, faire son travail, et partir lorsque son employeur tombait, qu’un plus offrant le contactait, ou simplement lorsqu’il en avait marre.

- Mais je ne me plaints pas, je pense que je vis plutôt bien, mon travail ne me dérange pas trop, même si il implique quelques sacrifices relationnels.

Et pour causes, il avait tué son père adoptif qui l’utilisait et tuait de sang-froid sans jamais se plaindre. De plus même sans son masque, il s’était toujours limité à de bref échange de paroles sans suite avec tout ses interlocuteurs, une vraie vie d’Hermite dans les villes.

- Ne vous en faites pas pour les sujets difficiles, je détourne toujours la conversation lorsque je suis amené à en parler. Lui confia t-il avec un grand sourire Et vous cela fait-il longtemps que vous êtes arrivée ? Ce n’est pas trop difficile de vendre des journaux tout le temps ? Vous les vendez toujours ici ou vous allez dans d’autre quartiers ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Lun 1 Oct - 22:22

Selena répliqua sur la remarque concernant sa gourmandise, le sourire malicieux dessiné sur les lèvres :

« J’ai toujours eu un appétit d’ogre mais je me suis beaucoup dépensée à côté. Et puis j’ai toujours été un peu nerveuse, j’ai l’impression que mon corps consomme quasi immédiatement tout ce que j’avale. » En y repensant peut-être que c’était aussi son don qui prenait de l’énergie. Même si elle ne l’utilisait pas, il fallait bien qu’il se renouvelle pour garder une efficacité. Pour elle, c’était probable. « Oh mais actuellement je ne déjeune qu’un petit bol de céréales. Restriction budgétaire. »

La vendeuse de journaux nota retint les informations données par le jeune homme. Il n’était pas là depuis longtemps, tout comme elle. Enfin, pour sa part, cela faisait bientôt un an qu’elle était dans la cité. Elle avait d’ailleurs pas mal maigri, n’étant pas grosse de base. Selena repensa aux mots « sacrifices relationnels » qu’Alexander venait d’utiliser. Elle se demandait bien quels métiers pouvaient causer ce genre de choses… Enfin, elle avait bien quelques idées mais elles ne correspondaient absolument pas au blondinet. Elle pensait entre autre à des métiers comme : esclavagiste, policier, proxénète… Elle n’y pensa plus car vint le temps des questions la concernant :

« Hé bien cela fera bientôt un an. C’est passé assez vite finalement. Il faut dire que chaque journée est bien chargée. »Avoua-t-elle en souriant doucement. « Pour ce qui est de vendre les journaux je trouve que c’est un métier qui me convient tout à fait. Bien sûr ce n’est pas toujours drôle. Vendre les journaux quand il pleut et devoir courir après les clients c’est un challenge mais ça me va. Je ne me vois pas dans un autre métier en fait. Je ne pourrai pas être serveuse car je suis trop maladroite et pas assez jolie. Je ne pourrai pas non plus envisager d’être journaliste car je n’aime pas gêner les gens, aller à l’encontre de la loi. Et je n’ai pas de talent particulier… » Dit-elle en pensant le contraire. Bien sûr elle aurait été la meilleure des infirmières. Selena aurait pu faire des tas de miracles en hôpital mais elle ne voulait pas qu’on la repère. Il fallait rester discrète coûte que coûte… Mais ça faisait mal de savoir qu’on aurait pu sauver des vies et que pour sauver la sienne on ne le faisait pas. Il fallait juste se résigner.

« Sinon je vends la plupart du temps sur la place du marché mais parfois je me déplace. Disons que c’est ici que j’ai le plus de vente mais je tente tout de même d’autres endroits parfois quand l’heure de pointe est passée. »


C’était tout un calcul de tenter d’aller vendre ailleurs. Elle risquait de manger moins dans le mois mine de rien. Mais elle le faisait car c’était nécessaire. Elle trouverait peut-être de futurs abonnés au journal. Selena reprit un donut car elle venait de finir le sien et questionna à son tour Alexander :


« Et vous, vous travaillez par ici ? Ou c’est votre jour de congé ? Je ne vous ai pas vu jusqu’ici alors… Enfin c’est possible que nous nous soyons croisés sans nous voir : il y a tellement de monde au marché. »
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Mar 2 Oct - 1:04



Une gourmande ! Il discutait avec une gourmande ! Pas étonnant que les donuts lui plaise autant. Enfin bon, ca ne faisait que donner une raison de plus pour lui laisser les donuts, d’autant plus qu’elle se prive depuis qu’elle est ici. Alexander l’avait écouté alors qu’elle parlait des difficultés de son métier, être dehors par tout temps le mafieu connaissait plus ou moins, il ne faisait pas toujours son travail sous le soleil ou au claire de lune. Elle avait rapidement enchaînée en se rabaissant. Selena critiquait sa maladresse, sa beauté, son élégance, ajoutant même qu’elle était sans talent. Rapidement, le blond réagit en passant son bras autour du cou de la vendeuse de journaux.

- Allons vous êtes très bien ! Cessez de vous rabaissez et de vous limitez à causes du regard des autres ! J’ajouterais même que nous possédons tous un talent caché, il suffit simplement de le trouver.

Après ça, Alexander reprit sa position assise et recommença à écouter patiemment la brune. Il avait parlé en connaissance de cause, il avait toujours agit sans se soucier du regard des autres, mais surtout il avait découvert son talent pour les meurtres assez tôt. Mais après réflexion il se demanda si ses propos n’étaient pas sujet à controverses, les dons de nobodys pouvaient-il être considérés comme un talent ? Sinon ce serait plus une malédiction.
Selena avait finalement finit par décrire ses habitudes de ventes à Alexander, elle travaillait donc sur un secteur déterminé, et s’autorisait des écarts pour mieux vendre lorsqu’il n’y avait personnes. Dans une logique optimale de vente son argument se défendait parfaitement, mais n’y avait-il pas un risque de s’écarter de son lieu de travail sans autorisation ? Après les pensée d’Alexander allèrent plus volontiers vers les questions de son interlocutrice, des questions sur son travail principalement.


- Je travaille un peu partout en ville avec des horaires un peu spéciaux. Alexander croisa alors les jambes et se pencha en avant. Je réalise du travail sur demande, à tout moment mon employeur peut me contacter si il a besoin de mes services. Bien que cela m’accorde du temps libre, le fait de pouvoir être contacté à n’importe qu’elle heure du jour ou de la nuit est le plus gênant.

Evidemment le mafieu pesait tout ce qu’il disait, il ne fallait pas qu’il en dise trop, mais répondait par le stricte minimum, c’était sa façons d’écarter certains sujet. Il continua ensuite en reprenant sa position initiale et croquant dans un nouveau donuts.

- Il faut bien ajouté que je ne passe pas souvent ici. Il est donc fort probable que je ne vous ai jamais croisé, sinon je me souviendrais. Réalisant ce qu’il venait de dire, le blond s’empressa d’agiter les mains vers Selena. Pas à cause de votre cicatrice ! Je pense que je me souviendrais d’une personne aussi mignonne et agréable que vous ! Il espérait que cela suffirait à empêcher un nouveau quiproquo, il ne tenait pas à s’excuser une nouvelle fois car il n’avait pas assez réfléchit, et lançait un sourire gêner. J’ai remarqué que vous connaissiez bien le quartier, vous vivez par ici , non loin de votre lieu de travail je suppose ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité


MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Mar 2 Oct - 20:03

Le geste du blondinet surprit Selena. Elle n’avait décidément pas l’habitude qu’on l’approche de la sorte mais elle commençait à s’y faire : en France ça devait être normal. En tout cas il était gentil et elle rougit lorsqu’il lui dit qu’elle était très bien. Lorsqu’il évoqua un talent caché, la demoiselle hocha la tête. « Oui, sans doute. » Dit-elle en étant convaincue qu’il avait raison à juste titre. Mais comme il l’avait dit il était caché et il le resterait le plus longtemps possible pour la sécurité de la jeune femme.

Le travail revint au cœur de la conversation et Selena apprit qu’Alexander pouvait être contacté n’importe quand. Ça devait être extrêmement pénible pour le jeune homme. Elle n’aurait pas supporté de tels horaires car on ne pouvait organiser une activité ou une sortie sans avoir la peur que cela soit annulé à la dernière minute. Ça devait être agaçant de laisser en plan les personnes avec qui on discutait pour le travail. Mais bon, quand on acceptait le deal il fallait s’y tenir, à chacun sa croix. Alexander expliqua ensuite qu’il ne passait que rarement ici et que s’il l’avait vu avant, il s’en serait souvenu. La vendeuse de journaux n’eut pas le temps de penser à mal que le jeune homme justifia sa réplique, la complimenta par la même occasion ce qui la fit rougir.


« Merci, vous êtes gentil. Je ne pensais pas que vous parliez de ma cicatrice soyez rassuré. Et oui, je connais bien le coin mais je n’habite pas Garden Town, j’aurai bien aimé. Pour ma part je vis à Fixon City dans un petit appartement. »


La demoiselle allait poser une question mais soudain une voix familière et… Vraiment embarrassante se fit entendre. Un homme bien habillé criait le nom de la jeune femme, d’un air visiblement agacé. C’était son patron. Selena regarda sa montre et se rendit compte que cela faisait bien trente minutes qui s’étaient écoulés et donc que son absence avait dû se faire remarquer. Il avait fallu que son patron vérifie son travail justement ce jour-là, la poisse. La demoiselle rougit, paniqua et saisit vite ses journaux d’un air désolé. Elle murmura à Alexander :

« Oh je suis désolée… C’est mon patron. Je vais devoir me remettre au travail… Nous nous reverrons peut-être. »

Elle griffonna sur un bout de papier et le donna rapidement à Alexander tandis que le patron de Selena s’approchait. Il semblait très mécontent. Sa voix rauque résonna dans l’étroite allée.

-Mademoiselle Ewing, je ne vous paie pas à flirter que je sache… Pendant que vous quittez votre poste vous perdez de l’argent vous en avez bien conscience ? Et pour ne pas avoir été là au moment de mon inspection, vous prenez également une pénalité.

« Oh monsieur je suis désolée, je retourne travailler immédiatement. »

-Si vous voulez avoir de quoi manger ce mois-ci vous feriez mieux mon enfant…


La demoiselle était vraiment navrée. C’est vrai qu’elle avait perdu de l’argent à discuter mais ça lui arrivait si rarement… Et ça aurait été moins grave si son patron n’avait pas remarqué son absence. Elle avait tout de même été négligente. Au moins avait-elle marqué sur le bout de papier rapidement « congés samedi dimanche après-midi ici ». Elle espérait que le message passerait bien, elle viendrait ici au cas où il souhaiterait la revoir, sait-on jamais. Et si le destin le voulait ils se reverraient. Avec tout ça elle n’avait pas récupéré les donuts mais ce n’était pas plus mal. Elle les aurait tous engloutis.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Messages : 961
Crédits : 98
† Lieu de résidence : Fixon City
† Emploi/ Situation : Tueur à gage
† Personnage sur l'avatar : Iori Sendo ( Fortune Arterial )/ John Doe ( yumekui Merry )

Papiers
Don: Hopless : Morpho griffes
Statut: Tueur à gage
Implication: Impliqué(e)

MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   Mar 2 Oct - 21:53



La jeune femme avait rougit quand Alexander avait tenté de justifier ses paroles. Il avait franchement crut qu’elle le prendrait mal, mais elle lui confia que non, un grand soulagement. En plus Alexander l’avait trouvée très mignonne lorsqu’elle avait rougit à son compliment, elle ne devait pas en recevoir souvent.
Alors elle vivait à Fixon elle aussi, finalement peut être qu’il l’avait croisée dans une ruelle, après ce qu’il venait de dire il se contredisait déjà lui-même. Ne voulant pas qu’elle en arrive à cette conclusion, il voulut lancer à son tour qu’il vivait à Fixon et admettre que finalement l’avoir croisée était possible. Le mafieu comptait d’ailleurs ajouter qu’il ne l’aurait pas vu car il ne faisait pas très attention aux gens dans ce quartier. Mais il ne pu rien faire de tout ça.
Son patron était venu faire une inspection, et visiblement il en voulait à Selena de ne plus être à son poste, et mieux l’accusait de flirter en plein travail ! Il avait prit le papier que lui avait tendus la vendeuse et le lit en écoutant l’engueulade. Apparemment elle le conviait à revenir samedi ou dimanche après midi, il comptait bien sur venir, car après tout leur conversation n’était pas finit.

Alexander avait écouté silencieusement Selena qui se justifiait auprès de son patron, alors que celui-ci lui crachait ses mots au visage. Il ne manquait pas d’envie de lui sauter dessus, le coté mafieu d’Alexander ne supportait pas d’être interrompus, et il serrait les dents pour se retenir de sa soudaine envie de meurtre. Mais le plus choquant pour Alexander n’était pas le fait que Selena se fasse engueuler, pas plus que le fait d’être coupé, non le pire était que le patron faisait le boulot qui devait revenir à des inspecteurs du travail. En fait cela venait peut être des principes mafieux du blond, qui se refusait un voire un jour le boss bosser, il le voyait plus assis sur son fauteuil à gueuler que rien ne lui plaise dans le travail de ses employés. Après, lorsqu’il crut voire un moment d’accalmie, Alexander se leva en prenant le sachet de donuts qu’il referma et se dirigea vers Selena et son patron. Il glissa les poignées du sachet autour de la main de la brune, puis lui fit une bise d’au revoir.


- Je vais vous laissez travaillez en paix, je suis certains que nous nous reverront.

Il se retourna alors vers son patron, un petit vieux bien aigri par le temps, et lança un regard dédaigneux presque haineux dans sa direction, tendit que le bonhomme lui lançait le même de défi. Et finalement, il lui sera la main pour le saluer à son tour. Cependant avant de s’éloigner il glissa sa bouche à l’oreille droite du patron et lui chuchotta tranquillement.

- J’ai assez d’influence pour faire couler votre feuille de chou, comme un bloc de béton à flodded district, mais je n’en ferais rien pas respect pour mon amie. Si vous croyez que je bluff êtes vous prêt à risquez votre place par fierté la prochaine fois ?

Alexander repartit ensuite tranquillement dans cette fameuse boulangerie. Il n’avait pas menti du tout au cours de la conversation, il n’avait pas non plus menti au patron de Selena. Après tout même si sa boite était assez grosse, un meurtre du patron pouvait si vite arriver …

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Une journée comme les autres ou presque [libre]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Une journée comme les autres ou presque [libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Une journée comme les autres ou presque [libre]
» Un journée presque comme les autres.../ PV électrique/
» 04. Des cupcakes pas comme les autres - Oxanna/Sue/Alejandro
» Un entretien d'embauche pas comme les autres...
» Un entretien d'embauche pas comme les autres...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Place du Marché-