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 Comme un air de famille

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MessageSujet: Comme un air de famille   Sam 18 Mar - 16:14

J'avais une sensation bizarre à l'épaule. Comme si ma peau était étirée violemment et qu'en même temps, on essayait de m'enfoncer un pic au travers de la chair et des os. Mais d'où est-ce que ça pouvait venir, cette douleur atroce ? Ah oui, je m'en souviens maintenant, on m'avait tiré dessus. Un sale mioche m'avait surpris en train de massacrer une victime prise au hasard dans la rue, et ce dernier avait rameuté la basse-cours. Les images étaient très confuses, à vrai dire je venais de me réveiller. Ma tête tournait plus vite qu'une centrifugeuse, et j'étais complètement dans le cirage. Qu'est-ce qu'ils m'ont fait prendre, ces enfoirés ? Sans doute qu'ils m'ont gavé de plusieurs sédatifs pour être sur que je ne me réveille pas avant qu'ils ne m'aient coffré.

Je me redressai alors sur ce qui semblait être ma couchette, mais qui était en réalité plus un gros bloc de ciment posé là et sur lequel on m'avait allongé. J'en profitai pour regarder aux alentours. Des murs de ciment, grisâtres et tout sauf accueillant, le sol fait de la même matière, un mince filet de lumière qui venait du dessus de la porte sans doute en fer blindé sur laquelle je pouvais distinguer dans la pénombre une plaque coulissante pour permettre aux personnes à l'extérieur d'y jeter un coup d'oeil … Pas de doute, je suis dans un asile. Ou à l'isolement. Ou les deux. La douleur se rappelant à mon esprit, j'observai alors mon épaule pour constater des bandages. Il faudra que l'on m'explique la logique de me soigner alors que tout le monde veut ma peau. M'enfin, je n'allais pas toucher aux bandages pour l'instant, ça valait mieux comme ça. Je suis fou mais pas non plus masochiste ou suicidaire.
Je me relevai alors et avançai vers la porte pour l'observer. De l'acier blindé et renforcé. Ça fond plutôt bien ce genre de truc. Je cherchai alors mon briquet dans ma poche, et je me rendis compte : je n'avais pas de poches. Merde, mais oui ! Ils m'ont déshabillé pour m'enfiler leur vieille combinaison horriblement moche. Du coup, pas de briquet et donc pas de flammes. Fais chier, dire que je ne peux que les manipuler et pas les créer, c'est vraiment pas le pied.

Alors que je pestai intérieurement, la plaque sur la porte coulissa et je crus distinguer une silhouette familière au travers de celle-ci. Mais je n'eus pas le temps de m'approcher pour mieux voir que l'ouverture se referma aussi sec. J'entendis alors des voix au dehors, étouffées par l'épaisseur de l'acier qui constituait la porte. J'attendis donc, me demander ce qui allait se passer. Au bout de quelques minutes, j'entendis des bruits métalliques : la porte s'ouvrait. Une lueur blanche vint alors me brûler la rétine, mes yeux s'étant habitués à l'obscurité le choc fut brutal. Deux hommes en tenue d'intervention m'empoignèrent chacun par un bras et me conduisirent dans les couloirs. Je pus y voir de nombreuses autres portes semblables à celle de ma cellule, signe que je n'étais pas seul. Mais où j'avais donc atterrit … On me traîna ainsi pendant quelques minutes jusqu'à une salle d'interrogatoire. Cela me fit remonter des souvenirs. Le bon vieux temps, à Düsseldorf, loin dans mon Allemagne natale …

''L'inspecteur Runge va bientôt venir t'interroger. En attendant, tiens-toi à carreau, compris ?'' me fit l'un des deux gardes tandis que les deux me tenaient en joue avec leur fusil d'assaut.

Runge ? Avais-je bien entendu ? Mon cher Erik était ici, à New Kanton ? Et il venait me voir, moi ? Il venait rien que pour moi ? Cette nouvelle fut un choc, un véritable électrochoc même. Je ressentis alors un frisson malsain et plaisant me parcourir le dos. Me retrouver face à Erik Runge après tout ce temps, c'était comme une renaissance, comme si je revivais mes grandes heures de gloire. Allons, Erik, soit poli, ne me fais pas trop attendre, s'il te plaît, quelque chose me dit que nos retrouvailles vont être inoubliables ...
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille   Dim 19 Mar - 12:48

Un appel avait bouleversé ma matinée si je puis dire. Alors que tout était comme à son habitude d'un ennui plat, allant d'enquête à enquête toutes plus inintéressantes les unes que les autres, ce que mon interlocuteur me dit au téléphone me sortie de mon ordinaire rasoir.
Tu es donc revenu… Matthias Gipfelkuppe, toi qui est pour la ville ce qu'un rat est pour la peste.
Je me souviens encore de toi, de chaque détail de ton dossier. Il avait été pour moi la plus grande affaire de ma carrière et dieu sait que des affaires difficiles, j'en ai essuyé. Pour moi, tu aurais dû être mort, tu étais trop dangereux et fou allié pour ce monde, mais la constitution de notre pays natale est plus conciliante que les projets d'avenir que je t'avais souhaités lors de ta première arrestation.

Je savais il y a peu de temps que tu étais ici, à New Kanton. Tu t'étais même fait passer pour un bon chrétien auprès d'une Nobody naïve et probablement attardée… Félicitation, mais cela n'a pas empêché ton arrestation dans cette ville. Fini le pays des gentils, tu joues maintenant à l'école des grands. Eternal est un gouvernement qui rend au centuple les crimes commis, toi Matthias, je ne payes pas cher de ta durée de vie entre ses murs. Peut-être est-ce mieux ainsi ?

La nostalgie me revenait lorsque j'eus cet appel pour me prévenir de ton arrestation, il faut même dire que j'avais eu à cette annonce une pointe de tristesse. J'aurais sincèrement aimé mettre la main sur toi avant la milice d'Eternal, retirer encore la gloire de t'avoir attrapé entre les griffes de la justice. Enfin… L'essentiel sera dans notre petit tête à tête. Qu'étais-tu devenu depuis la dernière fois… ?

Je pris ma mallette pour ranger minutieusement un carnet de note ainsi qu'un stylo, je ne manquais pas d'idée pour le futur interrogatoire, tant de question à poser. En plus se cloporte, bien qu'arrêté pour des affaires qui lui est habituel, est aussi trempé dans l'affaire ASA000. Monsieur Harper est d'ailleurs très étrange avec cette Nobody, je dirais même qu'en l'observant d'un peu plus près, il se sent comme… Obsédé par elle. Fait très intéressant et que je ne manquerais pas de noter dans un coin de ma tête… Néanmoins, je sais pertinemment que si je ne questionnais pas se cher Matthias vis à vis de cela, j'aurais probablement un sermon de la part du docteur qui veut avoir le moindre petit détail sur cette Madame Sa-Rê.
Hm… Était-ce vraiment utile de gratter chaque petite information sur elle honnêtement ? Je pense que l'on a fait le tour sur cette affaire et bien que je sois pour le châtiment, là, je trouve qu'il n'y avait plus rien à traiter à son sujet, d'un naturel imaginatif, je ne savais même plus quoi lui dire lors de nos entretiens. A quoi bon, nous l'avons pressé jusqu'à la dernière goutte, elle n'a plus aucune information.

Tout en repensant à cette affaire, je me dirigeais vers la salle d'interrogatoire. Arrivé devant la porte, j'échangeais quelques mots avec les gardiens de mon enfer vivant. Plus pour très longtemps espérons… Je devais m'arranger de plusieurs points avec eux, notamment sur la sécurité de cette interrogatoire, le briefing des questions et ensuite le raccompagnement de notre détenu. Avec Matthias, il fallait être vigilent… Oui, il était d'or de ne laisser aucun détail nous échapper. Cette plaie purulente qu'il est à le don pour trouver la moindre petite faille et de s'engouffrer dedans. Le mot d'ordre, pas d'objet produisant ou pouvant produire la moindre petite flamme. C'était l'heure. Après près de 18 minutes de briefing, cette porte allait être ouverte… Je surpris mon cœur à avoir une pulsion qui contrastait de mon calme actuel. Tu étais là, devant moi, attendant sagement avec ton sourire qui t'était si particulier. Je voyais à ton regard toute l'excitation de me voir, moi qui a été pour toi le tournant dans ta misérable existence, celui qui avait réussi à te prendre à ton propre jeu…

Pour ma part, je n'allais pas m'extasier, loin de là. Je gardais comme à mon habitude une expression impassible et froide. Je ne dois pas sous-estimer l'ennemi et obtenir des informations. Je me posais alors à table, sans un mot, disposant soigneusement les dossiers, notes ainsi que de quoi écrire sur la table toujours au millimètre près. Tout était en ordre et le détenu ne pouvait atteindre aucun objet, je pouvais commencer. Je le regardai longuement, mes mains se soutenant entre elle par le bout de mes doigts. C'est au bout de plusieurs longues secondes qu'enfin le silence fut briser.


'' Matthias… ''
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